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Peut-on juger une photo ? Trois critères pour dépasser le "j'aime / j'aime pas"

  • Photo du rédacteur: Quentin
    Quentin
  • il y a 2 jours
  • 14 min de lecture
Comment juger une photo ?

La grande question… Peut on vraiment juger une photo, si oui, comment le faire correctement ?


"C'est flou, donc c'est raté." "Le ciel est brûlé/cramé, c'est une erreur." "L'horizon n'est pas droit, c'est amateur." On entend ce genre de verdict sur les photos des autres, et parfois sur les nôtres, avec une assurance qui mérite d'être questionnée.


Mais à l'inverse, l'argument symétrique n'est pas plus solide : "on ne peut pas juger l'art, c'est subjectif, chacun voit midi à sa porte…" Cette posture, aussi confortable soit-elle, rend la critique impossible et prive les photographes de tout retour utile pour progresser.


Alors où se situe la vérité ? Peut-on réellement dire d'une photo qu'elle est bonne ou mauvaise ? Et si oui, sur quels critères s'appuyer pour que ce jugement ait une valeur au-delà du goût personnel, ou de ce qu'on appel : "la norme". Le fait de faire ou de dire quelque chose de "normal", sans prendre partie pour éviter au maximum de frustrer les gens, et donc pour plaire au plus grand nombre.


C'est la question que cet article cherche à explorer, pas forcément pour donner une réponse définitive sur un sujet qui n'en a pas, mais pour proposer des outils de lecture qui rendent votre regard plus affûté, vos critiques plus justes, et votre propre travail plus conscient.



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Sommaire



1. Peut on juger une photo ?

Le piège du "tout se vaut" : pourquoi la subjectivité totale est une impasse


Dès qu'on aborde la question du jugement en art, une réponse revient comme un réflexe défensif : "la photo, c'est subjectif, on ne peut pas dire qu'une image est mauvaise." C'est une position confortable, politiquement irréprochable, et au fond assez creuse.

Si l'on pousse cette logique jusqu'au bout, on aboutit à une impasse : plus aucune critique n'est possible. Le photographe qui commence à peine et celui qui a vingt ans de pratique produisent des images équivalentes en valeur, simplement "différentes". Les retours d'un jury de festival n'ont aucun sens. Les corrections d'un formateur sont inutiles. Chacun exprime sa vision, et personne n'a tort.


Personne ne croit vraiment à ça, en pratique. On distingue très bien, dans notre quotidien visuel, une photo qui nous arrête de celle qu'on fait défiler sans la voir. Une image qui crée un sentiment durable de celle qu'on oublie en deux secondes. Cette capacité à distinguer existe, elle mérite d'être cultivée, pas niée par politesse.


La vraie question n'est donc pas "peut-on juger ?" Bien sûr que oui. La vraie question est : sur quoi fonder ce jugement pour qu'il ait de la valeur au-delà du simple goût personnel ?


Et puis de toute façon, avec Internet, tout le monde sait tout, tout le monde à un avis sur tout, tout est critiquable. Sans oublier : que tout le monde pense avoir raison et ainsi détenir la vérité absolue. C'est comme ça en politique… C'est aussi comme ça dans un métier, dans une passion, dans une chose aussi débile que "non ce n'est pas une randonnée, j'ai raison…"


C'est une vraie histoire qui m'est arrivé, il n'y a pas si longtemps 😌. Vu le niveau du débat, j'ai préféré couper court à la discussion.


Bref ! C'est l'humain tout simplement.


2. Premier critère : l'intention, clé de voûte de tout jugement


Homme en chapeau de cow-boy, foulard brun, poing levé, dans une rue floue.

Si je devais retenir un seul critère pour évaluer une photo, ce serait celui-là : l'intention du photographe au moment du déclenchement.

Une intention photographique, c'est la réponse à la question "pourquoi cette image, et pas une autre ?" Pourquoi ce cadrage précis ? Pourquoi cette vitesse qui laisse un flou de mouvement ? Pourquoi ce contre-jour qui bouche les ombres ? Ces choix techniques ne sont pas des erreurs si le photographe les a faits consciemment pour produire un effet recherché, ou une impression, une émotion, une idée visuelle.


L'erreur technique et le choix délibéré ne se jugent pas de la même façon


Un flou de bougé involontaire parce que la vitesse était trop lente, c'est une erreur technique. Le même flou, obtenu en déplaçant volontairement l'appareil pendant une exposition d'une demi-seconde pour retranscrire une sensation de mouvement ou de vertige, c'est un choix photographique. Ces deux images peuvent être visuellement proches et pourtant ne pas se juger du tout de la même façon.


Ce qui change entre les deux, ce n'est pas le résultat visuel, c'est ce qui a précédé le déclenchement. Et c'est exactement ça, l'intention : les choix techniques deviennent la conséquence d'une vision, pas son accident.


Ce que ce critère implique dans la pratique


Quand vous regardez le travail d'un autre photographe, avant de formuler un verdict, essayez de vous poser cette question : est-ce que ce que je vois semble voulu ? Si oui, même si vous n'aimez pas le résultat, quelque chose fonctionne. Il y a une démarche. Si non, si tout semble laissé au hasard, c'est là que le jugement "ça ne fonctionne pas" prend un sens plus solide.


Et quand vous analysez votre propre travail : saviez-vous, au moment où vous avez appuyé sur le déclencheur, pourquoi vous le faisiez ? Aviez-vous une idée claire de l'image que vous vouliez produire ? C'est une question souvent inconfortable, mais c'est l'une des plus utiles qu'un photographe puisse se poser.


3. Comment distinguer une erreur d'un choix délibéré ?


La question pratique se pose immédiatement : comment savoir, en regardant une image, si ce qu'on voit est intentionnel ou accidentel ?


La première réponse, c'est de demander. Quand c'est possible comme dans un un atelier, un groupe photo, un retour sur portfolio, sur les réseaux sociaux… La conversation avec le photographe est irremplaçable. "Qu'est-ce que tu voulais produire avec ce flou ?" ou "Pourquoi avoir choisi ce cadrage qui coupe le sujet au genou ?" ouvre un dialogue bien plus riche qu'un verdict à sens unique.


La deuxième réponse, c'est l'accumulation. Avec l'expérience, on développe une capacité à lire les images qui permet souvent de distinguer les deux. Une photo où le flou est léger et légèrement approximatif, où la composition semble indécise, où l'horizon est vaguement de travers sans raison visible, l'ensemble suggère un manque de maîtrise plutôt qu'une intention. À l'inverse, une photo où le mouvement est traité de façon radicale et cohérente, où le cadrage bizarre obéit à une logique interne, parle d'un choix.


Un principe utile à retenir : les photographes expérimentés qui transgressent les règles le font rarement sur tous les plans à la fois. Quand une image "casse les codes" de façon délibérée, c'est généralement sur un ou deux points précis, les autres étant parfaitement maîtrisés. Une image qui accumule les "défauts" sur tous les plans simultanément est rarement le fruit d'une intention.


Et si on ne peut pas savoir ? C'est possible. On ne connaît pas toujours le contexte, l'intention du photographe reste parfois opaque. Dans ce cas, on peut formuler ce qu'on ressent devant l'image : "ça ne fonctionne pas pour moi, voilà pourquoi…" sans prétendre énoncer une vérité absolue. C'est une position plus honnête que le verdict tranché, et souvent plus utile.


J'aimerais toucher un mot pour les débutants. Si jamais vous faites des erreurs, ne vous cacher pas derrière les excuses que je viens de donner. Le mieux reste d'assumer, d'apprendre, pour éviter de reproduire les mêmes erreurs, ou alors pour les reproduire consciemment.



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4. Deuxième critère : l'originalité, ou ce que la photo apporte de nouveau


Photo de paysage.

L'intention est nécessaire, mais elle n'est pas suffisante. On peut photographier avec une intention claire et produire quelque chose de parfaitement banal. Une image qui aurait pu être faite par n'importe qui, n'importe quand, n'importe où. L'originalité est le deuxième critère qui enrichit l'évaluation.


L'originalité ne signifie pas l'inédit absolu


Photographier un coucher de soleil sur une ville célèbre n'est pas une démarche originale, des millions d'images de ce type existent. Ce n'est pas un problème en soi : on peut faire une très belle photo d'un sujet mille fois photographié, et il n'y a aucune honte à vouloir simplement capturer un moment beau. Mais cela ne constitue pas une démarche artistique singulière au sens où on l'entend ici.


L'originalité, c'est apporter un regard, un angle, un traitement ou une perspective qui ne soit pas immédiatement reconnaissable comme le copier-coller d'une esthétique existante. Ce n'est pas une exigence de révolution permanente, c'est juste la question de savoir si quelque chose dans l'image porte la marque de celui qui a appuyé sur le déclencheur.


Le problème de l'inspiration confondue avec l'imitation


L'inspiration fait partie intégrante de tout processus créatif. Tous les photographes sont influencés par ceux qui les ont précédés, et c'est une chose saine. Ce qui pose question, c'est quand l'influence devient imitation stylistique tellement proche que l'image semble sortir directement du portfolio d'un autre.


Ce n'est pas une question de morale, c'est une question de ce que l'image révèle sur son auteur. Une image qui ressemble trop fortement à celle d'un autre parle avant tout de cet autre, pas de celui qui l'a faite. Elle dit : "j'admire ce travail" plutôt que "voilà comment je vois."

Progresser en photographie, c'est en partie ce chemin qui mène de l'imitation inconsciente à un regard qui vous appartient de façon reconnaissable.


5. Troisième critère : la cohérence, ou ce que révèle une série


Il est plus facile de juger le travail d'un photographe sur un ensemble d'images que sur une seule. Et c'est là qu'intervient le troisième critère : la cohérence.

Une image isolée peut être belle, forte, émouvante, et ne pas révéler grand-chose sur la démarche de son auteur. C'est un instant capturé, qui peut être le fruit du hasard ou d'un moment de grâce. Une série d'images, en revanche, révèle quelque chose de plus profond : une façon de voir le monde, des sujets qui reviennent, un traitement de la lumière ou de la composition qui se répète et se précise. Ça fonctionne aussi sur le post-traitement, à savoir s'il est cohérent, constant…


La série comme révélateur d'une vision


Quand un photographe travaille de façon cohérente sur un projet ou une série, même informelle, même en cours de construction, on voit émerger quelque chose qui dépasse la somme des images individuelles. Les choix commencent à former un langage. Les sujets récurrents révèlent ce qui intéresse vraiment leur auteur. Le traitement homogène montre que les décisions ne sont pas prises au hasard.


Cette cohérence est ce qui distingue une collection de belles images d'un véritable travail photographique. Ce n'est pas une hiérarchie de valeur, les deux ont leur place, mais ce sont deux natures d'images différentes.


Ce que la cohérence vous apprend sur vous-même


Regarder sa propre production sur une période : un mois, six mois, un an, et y chercher les fils conducteurs est un exercice révélateur. Quels sujets reviennent ? Quel traitement de la lumière semble naturel dans votre travail ? Y a-t-il un point de vue récurrent sur le monde ?

Si vous ne trouvez aucun fil conducteur, aucune cohérence, ce n'est pas nécessairement un problème, cela peut indiquer que vous êtes encore en phase d'exploration, ce qui est une étape normale et nécessaire. Mais si vous cherchez à développer une identité photographique reconnaissable, cette analyse de votre propre travail est l'un des outils les plus efficaces.


6. L'expérimentation : permission créative ou paravent commode ?


"Je suis en phase d'expérimentation." L'argument est commode, et il peut être utilisé de deux façons très différentes.


L'expérimentation comme processus d'apprentissage authentique


Dans son sens positif, l'expérimentation est le moteur de toute évolution artistique. On essaie quelque chose qu'on n'a jamais fait : une technique nouvelle, un traitement inhabituel, un sujet hors de sa zone de confort, sans savoir à l'avance si le résultat sera à la hauteur. On accepte que la grande majorité des tentatives échouent, parce que ces échecs sont le prix à payer pour les quelques découvertes qui enrichissent le travail.


Cette forme d'expérimentation est précieuse. Elle suppose une honnêteté sur ce qu'on fait : "je teste, je ne sais pas encore si ça fonctionne, et c'est exactement le but." Elle n'est pas l'affirmation d'un résultat, mais la description d'une démarche en cours.


L'expérimentation comme justification après coup


Femme blonde en manteau beige, main à l’oreille, semblant écouter, sur fond orange uni.
" J'entends pas les rageux ! "

Dans son sens moins glorieux, "c'est de l'expérimentation" peut devenir un bouclier contre toute critique. On produit quelque chose sans intention particulière, le résultat ne convainc personne, et on invoque l'expérimentation pour fermer le débat.


La différence entre les deux, c'est la question suivante : l'expérimentation précède-t-elle ou suit-elle le résultat dans votre raisonnement ? Si vous êtes parti d'une intention "je veux explorer ce que donne le mouvement flou sur ce sujet", et que vous expérimentez les moyens d'y parvenir, c'est de l'expérimentation au sens plein. Si vous regardez un résultat chaotique et cherchez comment le justifier, c'est autre chose.


Une expérimentation n'est pas un travail abouti, et elle n'a pas à l'être. C'est un brouillon, une piste, une hypothèse visuelle. L'accepter en tant que tel, c'est lui donner sa vraie valeur, sans avoir besoin de la défendre comme si elle était définitive.


7. Juger vs ressentir : deux lectures complémentaires d'une même image


Il existe une distinction utile entre deux façons d'aborder une photographie : la lecture analytique et la réponse émotionnelle. Les confondre est l'une des sources les plus fréquentes de malentendus dans les discussions autour de la photo.


La réponse émotionnelle : immédiate, légitime, incommunicable


Devant une image, la première réaction est souvent émotionnelle. Quelque chose nous touche, nous dérange, nous laisse indifférent, et cette réaction est parfaitement légitime. Elle ne se discute pas, elle ne se justifie pas. Deux personnes peuvent avoir des réponses émotionnelles radicalement opposées devant la même image, et les deux sont vraies.

Mais une réponse émotionnelle n'est pas un jugement. "Cette photo m'émeut" dit quelque chose sur vous autant que sur l'image. "Cette photo ne me touche pas" n'est pas une critique formulée, c'est un constat personnel.


La lecture analytique : plus lente, plus partageable


Le jugement, au sens où on l'entend dans cet article, demande une autre forme d'attention. Il s'appuie sur les trois critères évoqués : intention, originalité, cohérence, et peut être argumenté, discuté, contesté avec des raisons. C'est ce qui rend la critique photographique utile pour celui qui la reçoit : non pas "j'aime ou j'aime pas", mais "voilà ce qui fonctionne, voilà ce qui ne fonctionne pas, et voilà pourquoi."


La critique la plus utile est celle qui permet au photographe de comprendre quelque chose sur son propre travail qu'il n'avait pas encore formulé. Cela demande davantage d'effort que de formuler un verdict rapide, mais c'est aussi infiniment plus précieux.


Les deux peuvent coexister


Rien n'empêche d'avoir une réponse émotionnelle forte devant une image et de pouvoir en même temps en analyser les mécanismes. En fait, les deux ensemble produisent la lecture la plus riche. La réponse émotionnelle vous dit que quelque chose se passe dans cette image, l'analyse essaie de comprendre quoi et comment.


8. Ce que tout cela change concrètement pour votre pratique


Ces réflexions sur le jugement ne sont pas purement théoriques. Elles ont des implications concrètes sur la façon dont vous pouvez aborder votre propre travail et celui des autres.


Avant de déclencher : formuler son intention


L'une des habitudes les plus transformatrices en photographie est de se poser une question simple avant d'appuyer sur le déclencheur : qu'est-ce que je veux que cette image produise ? Pas nécessairement une réponse élaborée, parfois une intention tient en quelques mots : "isoler ce visage du chaos autour", "montrer la vitesse par le flou", "créer une symétrie entre le reflet et le sujet".


Cette question force à être acteur de ses images plutôt que spectateur passif de ce qui se passe devant l'objectif. Elle transforme progressivement la façon de voir.


En regardant le travail des autres : chercher la démarche avant de formuler un verdict


Plutôt que de réagir immédiatement à ce qu'on voit, prenez l'habitude de vous demander ce que le photographe cherchait à produire. Même si la réponse ne vous satisfait pas, même si vous n'adhérez pas au résultat, chercher la démarche rend votre regard plus riche et vos retours plus utiles.


Sur votre propre portfolio : chercher les fils conducteurs


Regardez régulièrement votre production sur une longue période, pas les images une à une, mais l'ensemble. Qu'est-ce qui revient ? Qu'est-ce qui disparaît ? Y a-t-il une évolution visible ? Cette analyse rétrospective est l'un des outils les plus puissants pour comprendre où vous en êtes et où vous voulez aller. En gros, ce que vous pouvez continuer de faire, ou pas.


En recevant une critique : distinguer le goût personnel du jugement argumenté


Toutes les critiques ne se valent pas. Un "je n'aime pas" sans explication est une réaction émotionnelle, vous n'êtes pas obligé d'en faire quelque chose. Un "ça ne fonctionne pas pour cette raison précise" mérite d'être pris au sérieux, même si vous n'êtes pas d'accord. Apprenez à trier ce qui vous est utile de ce qui est juste une question de goût.


9. En résumé : trois questions à se poser devant une photo


Pour juger une photo de façon plus éclairée que le simple "j'aime / j'aime pas", trois questions structurent la démarche :


1. Y avait-il une intention ? Les choix visibles dans l'image, le cadrage, traitement de la lumière, netteté ou flou, exposition, semblent-ils voulus ? Constituent-ils la conséquence d'une vision, ou l'accumulation d'approximations ? C'est le critère central, celui à partir duquel tout le reste s'organise.

2. Y a-t-il une originalité dans le regard ? L'image apporte-t-elle quelque chose, un angle, une perspective, un traitement qui lui appartient en propre ? Ou pourrait-elle avoir été faite par n'importe qui, en n'importe quelle circonstance ? Ce critère ne demande pas de la révolution, juste une trace visible d'un point de vue singulier.

3. Y a-t-il une cohérence dans le travail ? Si l'on regarde cette image dans un ensemble plus large, s'inscrit-elle dans une démarche qui se précise et s'affirme ? Ou reste-t-elle isolée, sans lien avec le reste de la production du photographe ? La cohérence révèle ce que l'image isolée ne peut pas montrer à elle seule.


Ces trois questions ne donnent pas une réponse binaire "bonne photo / mauvaise photo". Elles donnent quelque chose de plus utile : une lecture argumentée qui peut être partagée, discutée, et qui aide le photographe, qu'il reçoive la critique ou qu'il la formule, à avancer dans sa pratique.


Juger une photo n'est pas une science exacte et ne le sera jamais. Mais c'est une compétence qui se cultive, et qui, bien exercée, est l'un des moteurs les plus puissants de la progression photographique.


Le cas leandre.carle


Je crois que le meilleur exemple pour appuyer tout ce qui a été dit dans cet article, c'est le compte Instagram et le travail en général de @leandre.carle.


Plusieurs photos.

Plusieurs photos.

C'est peut-être bien le photographe français le plus controversé du moment (je ne parle pas d'autres photographes chelou qui ont fait des dingueries, et qui sont passés à la télé…) Non, là, il n'est question que d'art dans sa forme la plus "simple".


Je vous invite à vous rendre sur son compte, afin de faire votre propre analyse, de voir si vous aimez son contenu ou non. Inutile de spammer dans ses commentaires si vous n'aimez pas, je pense qu'il y en a assez comme ça.


Exemples de commentaires instagram.
Les commentaires sous ses postes sont toujours très divisés.

Les gens aiment, certains détestent… Comme beaucoup de chose vous aurez envie de me dire… Mais là, l'écart est quand même bien plus creusé.


Beaucoup de ces images ont été catégorisées par la communauté comme "mauvaise", sous-entendue de très mauvais goût. Beaucoup dénoncent de mauvaises compositions, un mauvais post-traitement, de mauvaises idées…


Dans ce genre de cas, ça troll énormément dans les commentaires, a tel point que même les gentils commentaires, sont il vraiment sincère ? Il y a une théorie sur ce compte, qui dit que le photographe lui-même ferait ce genre d'image, justement pour troller la plateforme. Ce n'est pas vraiment ce que je pense, et puis ce n'est pas la question ! De toute façon, dans les deux cas, Léandre a réussi son coup dans son travail photographique : faire réagir devant ses images. C'est peut être ça au final, le plus important.


Attention ! Depuis tout à l'heure, j'en dit beaucoup de négatif, mais il a quand même une grosse communauté fidèle, son compte Instagram fait des vues, donc ça plaît ! De toute façon des haters (des gens qui détestent et dénigrent notre travail), il y en aura toujours ! Et ce dans n'importe quel domaine.


Je soulignerai aussi le fait que, comme ce que j'ai dit plus haut : il faut essayer plusieurs choses, expérimenter. Donc c'est normal que certaines publications de Léandre fonctionnent, quand d'autre fonctionnent moins et obtiennent peut-être, plus de critiques. Ça fait partie du jeu quelque part, c'est comme ça sur Internet.


Je n'ai pas forcément à vous donner mon avis sur ce compte, ou alors il faudrait que je développe pourquoi j'aime, ou n'aime pas telle ou telle chose… Et ce n'est pas le sujet ! Je pense que c'est le compte idéal pour vous permettre de juger correctement une photo, une œuvre, un travail. 🤗


Pourquoi vous aimeriez ce qu'il fait, pourquoi vous n'aimeriez pas ?

C'est quand même un petit peu mieux que : "j'aime pas, c'est de la merde."


J'espère aussi que personne n'ira l'insulter ou le harceler. Un peu de délicatesse et de nuance dans ce monde de fou, ça serait bien. 😉



J'espère que cet article vous aura plu et surtout aidé.


Partagez le, ça fait toujours plaisir. 😉


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